|
Professeure Téléphone : (514) 987-3000, poste 2455 |
| Voir la capsule vidéo |
Nicole Harbonnier-Topin a dansé dans diverses compagnies de danse contemporaine en France de 1982 à 2004 et a été directrice artistique de la compagnie de danse La Marelle de 1988 à 2004. Parallèlement elle a enseigné la danse et est titulaire du diplôme d'état de professeur de danse contemporaine (1994), et du diplôme de formateur en Analyse Fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé (AFCMD) (1997).
Par son parcours universitaire, elle a obtenu une Licence en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) (1978) de l’université de Dijon, une Maîtrise en Danse (1999), un D.E.A. en « Esthétique, Technologie et création artistique » (2000) de l'université Paris VIII, sous la direction d’Hubert Godard et un Doctorat en « Formation des adultes » (2009) du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) sous la direction de Jean-Marie Barbier.
En tant que formatrice de professeures de danse de 1997 à 2004, Nicole a enseigné l’anatomie/physiologie, l’éveil-initiation à la danse et l’Analyse Fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé (AFCMD).
Nicole est professeur en « Études du mouvement » au Département de danse de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) depuis août 2004.
| 2012 |
“How seeing helps doing, and doing allows to see more”: the |
| 2008 |
«Et si Platon avait raison ?», dans Fortin S, Danse et Santé : Du corps intime au corps social. Presses de l’Université du Québec. |
| 2007 |
«Technique class in dance teaching: questioning the obvious» [La classe technique de danse, une évidence à questionner]. In A. Cooper Albright, D. Davida, & S. Davies Cordova (Eds), Actes du Colloque international « Repenser pratique et théorie», Centre National de la Danse, Paris, 21-24 juin 2007 (Publication n° 76, pp. 421-426). Society of Dance History Scholars, Congress in Research in Dance. Birmingham, AL 35216 |
| 2006 |
«La mémoire corporelle dans l’apprentissage en danse, une absorption inconsciente du prestige». In M. Nordera, C. Albertini–Bahanarel (Eds.) Actes du Colloque « Atelier de la danse n° 2 : Mémoires », Université de Nice, 11-12 décembre 2006. Nice : Université de Nice. |
| 2001 |
«L’Analyse du Mouvement Dansé, une danse du regard : l’enseignement d’Hubert Godard» Nouvelles de Danse «Incorporer» n°46/47 printemps – été 2001 |
| 2009 | «Autour de la proposition dansée. Regard sur les interactions professeur-élèves dans la classe technique de danse contemporaine » Thèse de doctorat en Formation des adultes, sous la direction de Jean-Marie Barbier, Centre de recherche sur la formation, Conservatoire National des Arts et Métiers, Paris. |
| 2000 | «L’étirement dans l’entraînement du danseur, entre idéal et efficacité », sous la direction d’Hubert Godard. Mémoire comme exigence partielle du D.E.A. « Esthétiques, Technologies et créations artistiques », Université Paris 8. |
| 1997 |
«Quels gestes fondateurs pour le saut», mémoire comme exigence partielle du diplôme de formateur en Analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé (AFCMD), Centre national de la danse, Paris. |
| 2003 |
«Espèce de Sorcière», solo chorégraphié à destination des enfants, en lien avec un projet «Danse à l’école» |
| 2002 |
«Serbend et cetera» : improvisation en spectacle pour une danseuse et deux musiciens (clarinette, violoncelle) à partir d’une évocation de la Sarabande des Suites pour violoncelle seul de J.S Bach. |
| 2001 |
«Honnis sons qui mal y danse» : performance de composition instantanée pour trois danseuses et trois musiciens (clarinette, violoncelle, accordéon). |
| 1994 |
«Entre terre et mer» : chorégraphie pour 5 danseurs sur les imaginaires de la terre et de l’eau. |
| 1993 |
«Nous, je ...» : chorégraphie pour 6 danseuses sur l’unisson et la singularité |
| 1992 |
«Tic Tac Blues Parade» : chorégraphie pour deux danseuses sur l’imperturbabilité de la danse face aux variations du fond musical (de la fanfare au jazz) |
| 1988 |
«Voguelune» : chorégraphie pour cinq danseurs à destination des enfants d’après le poème de Jacques Prévert «En sortant de l’école» |
Résumé
L’étude de terrain, menée dans cinq classes techniques de danse contemporaine à un niveau préprofessionnel, nous amène à relativiser le présupposé selon lequel l’apprentissage par «reproduction» serait superficiel et aliénant. La communication par le mouvement dansé et le discours du professeur sollicite notre fonctionnement « naturel » suivant ce que nous avons choisi d’identifier comme un phénomène d’ «écho-résonance» qui ne s’arrête pas à la forme extérieure mais peut permettre un accès direct et rapide au processus-même du mouvement. La confrontation de l’étudiant au mouvement du professeur relève finalement d’une offre d’altérité engageant le premier dans une co-construction avec le deuxième. Cette co-construction est d’autant plus une source d’intégration pour l’étudiant que le discours d’accompagnement de la proposition dansée énoncé par le professeur concerne le processus lui-même et apporte un imaginaire inspirant pour le mouvement. La configuration typique «démonstration-reproduction» apparaît alors comme une configuration plus interactionnelle qu’il n’est d’ordinaire présupposé, configuration dans laquelle la spécificité « ostensive-résonante » de la communication du professeur peut s’épanouir au bénéfice de l’apprentissage de l’étudiant.
Mots clés : danse, apprentissage, interaction, communication, résonance
Abstract
The commonly held assumption that learning by “reproduction” would necessarily be superficial and alienating, is questioned and put into perspective by this field research carried out in the context of five, pre-professional level, contemporary dance technique classes. Teachers’ communication, through movement and speech, triggers a “natural” mechanism which we have chosen to call “echo-resonance”. This mechanism, over and above the observation of the external, formal aspects of movement, in fact gives access to the movement process itself. The teacher’s movement, in the face-to-face situation, offers the student the experience of “otherness” which engages both of them in a process of co-construction. To the extent that the teacher’s verbal communication which accompanies the movement proposal is relative to the movement process and provides inspiring imagery, the co-construction enhances the student’s learning integration. The typical configuration of “demonstration-reproduction” appears then as a much more interactive relationship than it is commonly supposed to be. The “ostensive-resonant” specificity of the teacher’s communication enhances the student’s learning potential.
Keywords: dance, learning, interaction, communication, resonance.